Une nouvelle fois, les usagers du RER A sont pris en otage, depuis plusieurs jours. Cette situation est inacceptable. Les Franciliens sont les victimes régulières des perturbations sur cette ligne qui est l’une des plus chargées au monde et qui a été délaissée par la région depuis 12 ans.
La direction de la RATP et les syndicats doivent intensifier leurs négociations pour mettre fin à cette situation insupportable qui pénalise des millions de Franciliens. Nous demandons par ailleurs à la RATP et au STIF, dans le cadre de leur convention, de prévoir l’indemnisation de tous les voyageurs qui auront été privés de transport par la grève.
Certes, le service minimum voulu par le gouvernement, et combattu par la gauche, a permis de nettes améliorations en termes d’information des usagers et de circulation des trains aux heures de pointe.
Face à ces difficultés, Monsieur Jean-Paul Huchon pratique l’esquive en tombant dans la polémique politicienne et en rejetant la faute sur l’Etat et la RATP. Il ne s’interroge pas sur le rôle que pourrait jouer la région pour faciliter le quotidien des Franciliens pénalisés par ces grèves. La région pourrait sortir de sa passivité en soutenant les initiatives dynamiques que prennent plusieurs collectivités locales pour faciliter la vie des usagers en ces périodes difficiles : bus de remplacement, aménagement des horaires dans les crèches, permanence téléphonique pour rester informé, mise en place d’un système de covoiturage?).
Cette démarche volontaire de la région renforcerait encore davantage le service minimum.
Rama Yade
Frédéric Valletoux
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