Archive pour le mot-clef ‘emplois’

Le gouvernement français veut faire de la nature un gisement d’emplois

Vendredi 9 juillet 2010

En France, les métiers liés à la protection de la biodiversité représentent environ 20 000 emplois. Mais ils sont mal organisés et l’intérêt que suscite l’environnement auprès des jeunes rend nécessaire la structuration de cette filière en principe promise, après le Grenelle de l’environnement, à un certain développement. Un doublement de ces emplois est attendu d’ici à 2020.

Pourtant, lors de l’installation des comités de travail sur les métiers de la croissance verte à l’automne 2009, la biodiversité avait été oubliée. La secrétaire d’Etat en charge des technologies vertes, Valérie Létard, a rectifié le tir, jeudi 1er juillet, en signant une convention avec l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) et l’Atelier techniques des espaces naturels (ATEN) pour organiser cette filière. L’enjeu, explique le ministère, est de parvenir à faire émerger des métiers qui protègent la biodiversité et les services écologiques : « Les métiers de la biodiversité sont ceux dont l’activité principale est de contribuer à la connaissance, à la gestion, à la protection et à la restauration de la biodiversité. »

« Ce périmètre comprend aussi bien des gardes dans les parcs naturels que des fonctionnaires territoriaux travaillant sur la compatibilité environnementale des grandes infrastructures routières, en passant par la recherche scientifique », explique Chantal Sartorio, directrice de projet sur les métiers de la croissance verte à l’AFPA.

Pour la plupart, les grandes entreprises – lorsque leur activité a un impact sur l’aménagement du territoire – ont déjà leur spécialiste « biodiversité ». La loi les contraint en effet à évaluer les atteintes à l’environnement que leur activité occasionne pour les compenser, à défaut de pouvoir totalement les supprimer.

Les Autoroutes du Sud de la France ont, par exemple, un responsable « trame verte » en charge de la continuité des milieux naturels.

« Il y a de vrais besoins et la place pour une vraie filière », assure Christophe Aubert, directeur de la Ligue ROC, une association de protection de la nature. Par exemple, « une entreprise de cosmétique qui a besoin de lavande et de la pollinisation par les abeilles a intérêt à agir pour leur sauvegarde », explique-t-il.

L’AFPA et l’ATEN se sont mis au travail : plus de 800 métiers, en partant des nombreux répertoires existants (Etat, Pôle emploi, etc.), ont été passés au crible. « Une centaine d’entre eux a été identifiée comme relevant de la biodiversité et près de 200 s’en rapprochent et doivent être étudiés de plus près », dénombre M. Vérilhac, le directeur de l’ATEN.

Mais, prudents, les responsables ne veulent pas parler de branche. « Les enjeux ne seraient pas les mêmes, il faudrait élaborer une convention collective avec les partenaires sociaux », explique Mme Sartorio. Et les branches actuelles ne verraient pas d’un bon oeil certains métiers leur échapper.

Aujourd’hui, un employé d’un parc naturel peut appartenir à la fonction publique d’Etat, territoriale ou être rattaché au ministère à l’agriculture. « Cela bloque les évolutions de carrière, les mobilités », regrette M. Vérilhac, qui rappelle le côté, jusqu’à présent, peu gratifiant des métiers de l’écologie, lié au fait que ces emplois ont longtemps été occupés par des bénévoles.

Rémi Barroux

Par jeunes Pop de Malakoff

Le tramway T2 change de terminus au sud

Mardi 24 novembre 2009

Les quatre nouvelles stations de tramway entre Issy-Val-Seine et Porte de Versailles sont accessibles aux voyageurs à partir de samedi 21 novembre.
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Le 21 novembre, le prolongement du T2 est mis en service : à partir de 14 h, ce jour-là, les voyageurs pourront emprunter le tramway qui relie actuellement la Défense à Issy-Val-de-Seine, jusqu’à Porte de Versailles. Un prolongement de 2,3 km qui répond à un réel besoin de desserte du sud de Paris (15e) et de ses communes attenantes : Issy-les-Moulineaux et Vanves (Hauts-de-Seine). La Région en est le principal financeur.

33.600 voyageurs supplémentaires

Depuis 1997, année de sa mise en service, le T2 a vu sa fréquentation augmenter de façon constante : 80.000 voyageurs l’empruntent quotidiennement contre 18.000 à son lancement. Son prolongement jusqu’à Porte de Versailles devrait profiter à quelque 33.600 voyageurs supplémentaires.

Un bassin économique dynamique

En pleine mutation et en réaménagement, les quartiers nord et ouest d’Issy-les-Moulineaux et du sud du 15e concernés par le prolongement constituent un bassin d’emplois particulièrement dynamique avec plus de 200.000 emplois (en 1999). Avec l’installation de multinationales, en 2010 plus de 30.000 salariés sont attendus. Le nouveau tronçon du T2 devrait permettre de favoriser, et la desserte locale, et les liaisons de banlieue à banlieue.

De nouvelles correspondances
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Quatre nouvelles stations voient le jour à l’occasion du prolongement : Henri Farman-Porte de Seine, Suzanne Lenglen, Porte d’Issy et Porte de Versailles. Elles offrent un accès de choix aux quatre grands équipements implantés à proximité du prolongement : Paris-Expo-Porte de Versailles, le Palais des Sports, Aquaboulevard, et le centre sportif Suzanne Lenglen. De plus, de nouvelles correspondances vont faciliter les déplacements des voyageurs : celles avec les lignes 8 et 12 du métro, celle avec le tramway T3 et celles avec huit lignes de bus. Rejoindre la Porte de Versailles depuis la station Issy-Val-de-Seine prendra 8 minutes, et 32 minutes depuis le quartier d’affaires de la Défense.

Les partenaires financiers

Le prolongement du T2 est inscrit au contrat de Plan Etat-Région 2000-2006. Son coût avoisine les 92,506 millions d’euros hors taxes, dont 38,9 % sont apportés par la Région, soit près de 36 millions d’euros. Les autres financeurs sont : le conseil général des Hauts-de-Seine (20,9 %), l’État (20,4 %), la RATP, sur prêt de la Région (13,5 %), la Ville de Paris (4,6 %) et la Communauté d’agglomération Arc-en-Seine (1,8 %).

Le T2 se prolongé aussi au nord : les travaux d’aménagement urbain du prolongement jusqu’à Bezons ont commencé en 2008. Rendez-vous en 2012 pour l’inauguration du nouveau tronçon qui permettra d’irriguer le nord des Hauts-de-Seine et le sud du val d’Oise.

Chiffres clés du prolongement

  • ·4 nouvelles stations
  • 2,3 km de prolongement
  • 24 km/heure de vitesse commerciale
  • 4 mn d’attente maximum aux heures de pointes
  • 8 mn d’attente maximum aux heures creuses
  • Service : de 5 h 30 à 0 h 30 ; jusqu’à 1 h 30 les vendredis, samedis et veille de fêtes.
  • Nouvelles rames : 213 passagers, 48 places assises

Source : Le tramway T2 © RATP / Bruno Marguerite

Régions : la ravageuse et désastreuse gestion des présidents socialistes.

Lundi 23 novembre 2009


Le livre noir des régions socialistes

« En 2004, la moyenne d’imposition régionale par habitant en France était de 78 euros. En 2009 elle est de 179 euros. Cela représente une augmentation de la pression fiscale de 140 % ». Le livre noir des régions socialistes

Président du groupe UMP au conseil régional d’Ile de France Roger Karoutchi était particulièrement remonté, jeudi matin, contre la gestion des présidents socialistes de vingt conseils régionaux. Brandissant la quatrième édition du « Livre noir des régions socialistes », Roger Karoutchi a recueilli en 136 pages les « dérives des régions socialistes ».

« Au total, ce sont 6,5 milliards d’euros d’impôts régionaux supplémentaires qui sont prélevés chaque année sur les contribuables, ce qui représente 101 euros supplémentaires par Français. La vidéo

Des chiffres UMP ? « Pas du tout », répond avec gravité Roger Karoutchi. « Ce sont ceux, officiels, non contestables et non contestées de la direction générale des collectivités locales. Ce sont des chiffres ravageurs, désastreux et inquiétants ».

« Ce livre noir est une véritable opération vérité », commente Xavier Bertrand, secrétaire général du Mouvement Populaire. » Elle permet de regarder en face le bilan des régions socialistes. Au final, on constate qu’ils ont privilégié le quotidien du conseil régional en faisant exploser les dépenses de fonctionnement, de communication, somptuaires et toutes les interventions hors champs de leurs compétences. Ils n’ont, en rien, préparé l’avenir des Français dans leurs régions. Le bilan c’est plus d’impôts, plus de dettes et des investissements retardés. C’est là un véritable scandale fiscal »,commente-t-il, marquant également sa volonté de demander des comptes sur les « opérations de manipulation » montées au frais des contribuables contre la réforme des collectivités locales. « On n’a pas le droit de se servir de l’argent du contribuable pour faire des tracts, pour mentir ». Et de faire une promesse : « Elus, nous n’augmenterons pas les impôts »

Des investissements retardés : c’est bien là le problème pour Roger Karoutchi pointant l’explosion de 85% des dépenses de fonctionnement des régions socialistes entre 2004 et 2009. Pendant ce temps là les investissements ne progressaient que de 82%. « Et pourtant les investissements ce sont les emplois, les lycées, la formation, le développement économique, les transports. C’est ce qui intéresse les citoyens », note-t-il, indiquant que « les régions ne rentraient plus dans leur cadre naturel d’actions. Est-ce leur rôle que d’aller à l’international, faire de la coopération, faire du saupoudrage aux associations ».

Pour Xavier Bertrand et Roger Karoutchi, « il est temps que cela change. Il est temps de revenir à des choses simples dans les régions : investir et agir pour le citoyen ». Et non « utiliser les finances publiques à des fins électoralistes et pour organiser un contre-pouvoir, un contre-gouvernement qui pèse sur le porte-monnaie des citoyens ».

Patrick Devedjian remet la 500 000ème prime à la casse.

Lundi 23 novembre 2009

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Patrick DEVEDJIAN, Ministre chargé de la mise en œuvre du plan de relance, s’est rendu aujourd’hui dans une concession Citroën puis dans une casse à Pantin (Seine-Saint-Denis), afin de faire le point sur le dispositif de prime à la casse.
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Le ministre a pu remettre en main propre la 500 000ème prime à la casse et a, à cette occasion, dressé un bilan provisoire de la prime à la casse en 2009. 500 000 primes à la casse, cela représente à la fois :

- du chiffre d’affaires supplémentaire pour les constructeurs automobiles, et par conséquent pour leurs sous-traitants : sur les 10 premiers mois de l’année, le marché des véhicules particuliers s’est redressé de 4,2% par rapport à l’année 2008, essentiellement grâce à la prime à la casse.

- des emplois sauvegardé dans l’ensemble de la filière : 20 000 emplois ont d’ores et déjà été sauvés grâce à ce dispositif, et sans doute 25 000 emplois au total pour l’année 2009.

- 500 000 véhicules âgés de plus de 10 ans retirés de la circulation et remplacés par des véhicules moins polluants (les 2/3 des primes à la casse concernent des véhicules émettant moins de 120 grammes de CO2 par kilomètre, bien en deçà du seuil de 160 grammes réglementaires pour en bénéficier).
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Le ministre a ensuite rappelé le dispositif de prolongation de la prime à la casse en 2010, avec une sortie progressive en deux paliers : 700 euros au premier semestre puis 500 euros au second. Les 240 millions d’euros supplémentaires prévus dans le cadre du plan de relance permettent ainsi de financer encore 400 000 primes en 2010.

Il a également précisé que la date prise en compte afin de déterminer le droit à la prime à la casse et son montant serait la date de commande et non la date de livraison, que ce soit lors de la transition début 2010 ou lors de celles de mi 2010 ou fin 2010.
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Enfin, le ministre a officiellement lancé la campagne de contrôle 2009-2010 de l’Agence de Services et de Paiement, opérateur en charge de la gestion du dispositif. Suite aux fraudes qui ont pu être constatées dans certains pays ayant mis en place des primes à la casse, la campagne de contrôle 2009-2010 s’inscrit dans le cadre des procédures de contrôle du bonus écologique, mais avec des modalités renforcées : échantillon plus important de dossiers contrôlés ; critères de choix aléatoires pour une partie des contrôles, mais en fonction d’une analyse des risques pour une autre partie.

Le ministre a ainsi rappelé son attachement au respect des conditions fixées (âge des véhicules, niveau des émissions de CO2, destruction effective des véhicules anciens), afin de s’assurer que le dispositif produise à plein ses effets bénéfiques, sur les plans économique, social et environnemental.

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Source : Prime à la Casse – Crédits : H. De Oliveira / Agence REA