Ce mardi 25 mai 2010 de 9h à 17h à l’Assemblée nationale dans la salle « Victor
Hugo » au eu lieu la Convention du Mouvement Populaire : « l’avenir de nos retraites ».
Cette convention fut animée par :
Nathalie Kosciusko-Morizet, (Secrétaire d’Etat chargée de la Prospective et duDéveloppement de l’économie numérique) Secrétaire général adjointe de l’UMP en charge de la Protection des Français,Dominique Paillé, Porte-parole adjoint de l’UMP, et Arnaud Robinet, (député de la Marne) Secrétaire national de l’UMP chargé de l’évolution démographique et de la réforme des retraites. Le tout sous le regard de Monsieur Xavier Bertrand, Secrétaire général de l’UMP
Au moment de la crise, notre Président, Nicolas Sarkozy, continue à tenir ses promesses. Mais il se dit des reformes sont encore nécessaire car il entend les doléances de tous les Français. C’est dans ce but que le président de la République et le gouvernement, pour cette étape cruciale du quinquennat, veulent nous donner les moyens de préserver notre régime de retraite et, à travers lui, tout notre modèle social.
L’enjeu de cette réforme est de pouvoir garantir l’avenir de nos retraites et de celles de nos enfants. Le Mouvement Populaire doit prendre toute sa responsabilité dans cette réforme, aux côtés du gouvernement de François Fillon et aux côtés du président de la République.
Cette convention n’est qu’une étape dans la réflexion sur les retraites, projet dans lequel notre Mouvement s’est lancé depuis le 15 avril dernier au Plessis-Robinson, à travers un tour de France qui a permis jusqu’à présent d’échanger pendant plus de 20 réunions organisées. Et il reste encore plus de 70 réunions programmées jusqu’à la fin de l’été. Le Tour de France des retraites donnera des éléments de réponses !
Cette convention permet au Mouvement Populaire d’orienter le débat grâce aux nombreux éléments de réponses et expériences accumulées. A 9 heures, Nathalie K.M ouvre la convention avec un discours qui nous donne le schéma de cette rencontre et l’importance de débattre sur l’avenir de la retraite. N.KM et A.R ont brillement résumé le début du tour de France, mais on vivement encouragé tout le monde à participer vu que le monde change ! Si nous voulons vivre une retraite avec des revenus, nous sommes invités à parler sans langue de bois.
La nécessité de réformer notre régime de retraite provient d’une bonne nouvelle : nous vivons de plus en plus longtemps. A ce jour, l’espérance de vie après le départ à la retraite est de plus de vingt ans.
De son côté, le secrétaire national de l’UMP chargé des retraites, le député Arnaud Robinet, a estimé que relever l’âge de départ à 62 ans « semble un minimum » et que « 65 ans est dans le domaine du possible si l’on se place à l’horizon 2030″. Toutes les pistes avancées pendant les semaines précédentes furent reprises aujourd’hui par les intervenants présents.
Des lors la 1ier table ronde fut lancé par le porte parle Paillé avec pour sens de réflexion : Quels leviers pour la réforme ?
Il n’y a que trois leviers possibles, mais non exclusifs les uns des autres, pour rétablir l’équilibre du système de retraite par répartition :
- Baisser le niveau des pensions,
- Augmenter le niveau des cotisations,
- Augmenter la durée d’activité.
Les cotisations des actifs d’aujourd’hui servent à payer les pensions des retraités d’aujourd’hui. La réforme du système de retraite ne concernera pas, bien entendu, les retraités d’aujourd’hui. Seuls les actifs qui prendront leur retraite dans les années à venir le feront dans les conditions fixées par cette réforme. Cette réforme concerne tous les actifs et tout particulièrement les jeunes, car, au fond, c’est pour eux que cette réforme est engagée. C’est, en effet, pour garantir la retraite des retraités de 2030, 2040, 2050, etc. que l’on doit agir aujourd’hui.
Le report de l’âge légal est souvent confus lorsque l’on parle d’âge de départ à la retraite. Il y a d’abord l’âge légal de départ à la retraite, qui est de 60 ans en France. Cela signifie que, à partir de 60 ans, tout salarié peut faire valoir ses droits à la retraite, même s’il n’a pas acquis tous les trimestres de cotisations nécessaires à l’obtention d’une retraire à taux plein (on ampute alors sa pension d’une décote).
Il y a ensuite l’âge moyen de départ à la retraite, qui est aujourd’hui d’environ 61,5 ans. C’est la moyenne de l’âge auquel les Français prennent effectivement leur retraite.
65 ans, c’est l’âge auquel chaque salarié, même s’il a cotisé moins de 162 trimestres, a le droit de partir à la retraite en touchant une pension à taux plein. En outre, l’âge de mise à la retraite d’office, c’est-à-dire l’âge auquel un employeur peut se séparer de son salarié, même si celui-ci ne le souhaite pas, est de 70 ans.
Certains proposent de trouver de nouvelles sources de financement pour nos retraites, en augmentant la CSG ou en taxant certains revenus financiers. De telles mesures reviendraient à créer de nouveaux impôts ou à augmenter les impôts existants.
D’autres, on demandé de revoir le mode d’informations sur le financement, car beaucoup cotisent mais ne savent pas comment et quoi ils cotisent, ce qui présente, et particulièrement en période de crise, le risque de freiner la compétitivité de nos entreprises, la reprise économique et l’emploi.
Il existe à l’heure actuelle deux grands types de régimes de retraite : les régimes par répartition et les régimes par capitalisation. Il ne faut toutefois pas opposer systématiquement régimes par capitalisation et régimes par répartition. En effet, ils ne sont pas exclusifs les uns des autres. Il existe, par exemple, des régimes de retraite complémentaire par capitalisation qui viennent se rajouter aux régimes de base par répartition.
Régimes par répartition
Les actifs d’aujourd’hui paient les pensions des retraités d’aujourd’hui et les pensions des retraités de demain seront payées par les actifs de demain. Préparer les pensions de demain consiste donc à « investir » dans les générations d’actifs de demain (dans leur nombre et dans leur formation).
Un régime par répartition met en avant la solidarité intergénérationnelle avec l’idée suivante : les actifs d’aujourd’hui paient la retraite de leurs aînés qui, eux, ont financé leur éducation. Par ailleurs, le bon fonctionnement d’un régime par répartition dépend du rapport entre le nombre d’actifs et le nombre de retraités.
Régimes par capitalisation
Chacun cotise pour soi-même. Les cotisations servent à acquérir des « actifs » dont les produits et la revente fournissent de quoi verser ultérieurement des rentes viagères (c’est-à-dire une somme versée périodiquement à une personne pendant toute sa vie) aux retraités. C’est donc les cotisations des actifs d’aujourd’hui qui sont destinées à préparer les pensions futures. Le risque se situe ainsi au niveau des marchés financiers qui, certes, sur le long terme, ont un rendement important, mais qui sont par définition instables et donc toujours susceptibles de s’effondrer (C.F
« SubPrime »).
La 2e table ronde : Vers une évolution plus profonde de notre système ?
Dans cette table la question de la réalité et la solidarité humaine a été souligné par tous les intervenants, où Monsieur Louis Chauvel, sociologue à Science-Po, a dressé un tableau sociologique encore plus négatif de la population Française. Les débats se sont orientés autour des thèmes suivant :
- Faut-il changer de système ?
- Quelle place pour l’épargne retraite ?
- Quelle gouvernance pour nos régimes de retraite ?
Il faut bien distinguer les deux dimensions du débat sur les retraites :
- Il y a d’abord le débat sur les moyens du financement à venir de nos retraites: augmentation de la durée de cotisation, report de l’âge de départ, augmentation des cotisations, etc. C’est la question de la réforme paramétrique (on garde le même système, mais on joue sur des paramètres comme la durée de cotisation) de notre système de retraite.
- Mais il y a aussi la question d’un changement total de système de retraite, et notamment l’hypothèse du passage à un système par points ou par comptes notionnels, comme l’ont fait, avec plus ou moins de réussite, certains pays comme la Suède, l’Italie ou le Chili.
Mais certaines personnes, mêmes politiques, font croire que l’on règlera le problème des retraites en augmentant massivement les prélèvements, en particulier sur le capital ou « les riches », c’est mentir aux Français :
- l’impôt sur le revenu rapporte 50 milliards d’euros : si l’on augmentait les taux de 50 %, on n’aurait toujours pas suffisamment d’argent pour financer le seul déficit 2010 ;
- le bouclier fiscal représente un coût de 600 millions d’euros pour un déficit prévisionnel 2010 de 32 milliards d’euros : c’est plus de cinquante fois plus ;
- l’assiette de taxation des stock-options est de 2 milliards d’euros : même si on les taxait à 100 %, il resterait toujours 94 % du déficit en 2010, et 98 % en 2050.
Le Président du groupe UMP au Sénat a conclu cette table ronde par un discours noble ouvert au débat sur la reforme des retraites, mais aussi sur d’autres reformes, le Sénart est prêt aux débats et la gauche est invité au faire de vrais propositions. Eric WOERTH, Ministre du travail, de la Solidarité et de la Fonction publique, nous a honoré de sa présence et a noté toutes les suggestions de cette convention. Mais aussi il nous a gratifiés d’un discours. Il dit : « Contrairement à ce que dit Martine Aubry, le dogme, ce n’est pas l’âge légal. » « L’âge légal, ce n’est pas un symbole. Ce qui est symbolique, c’est notre régime par répartition. Il ne faut pas se tromper de symbole, il ne faut pas se tromper de tabou. » « Aucune décision n’a encore été prise » sur le nouveau seuil, précise le ministre du Travail. « Votre vie augmente, a-t-il dit, il est donc logique que votre vie professionnelle augmente. »
Plusieurs pistes ont été avancées par l’UMP, et les différents sympathisants du mouvement. Le ministre a remercié le Secrétaire Général pour sa volonté de s’investir dans l’action, et non de rester à attendre que le travail soit fait après qu’il réclame la paternité. Pour terminer son discours, il met une note d’humour afin de dire au français d’être optimiste car l’UMP fait du bon travail.
Le Secrétaire Général, Xavier Bertrand, a remercié les Ministres, les Députés, les sénateurs, les Elus, les responsables UMP, les militants et sympathisants de leurs présences. « Aller à la rencontre des Français, être à leur contact et leur écoute, tel est ma mission et mon rôle de responsable du 1er parti politique. Pour garantir la pérennité du système par répartition, « il n’y a pas de solution miracle » et « l’idée de travailler plus longtemps est acceptée », a expliqué M. Bertrand, en marge de cette réunion. « Le seul vrai tabou, c’est de ne pas faire chuter les pensions », a-t-il expliqué.
Il a tracé d’autres pistes de réflexion pour « plus de justice dans le système »: « la pénibilité » qu’il « faut regarder », et « les femmes qui ont élevé leurs enfants et qu’il ne faut pas oublier ». « L’emploi des seniors sera également au coeur des débats », a assuré le patron de l’UMP.
Pour le secrétaire général de l’UMP, il faut « remonter l’âge légal de façon progressive » et « se donner des moyens supplémentaires pour augmenter le taux d’emploi des seniors ». Xavier Bertrand, s’est également déclaré « favorable au développement du temps partiel en fin de carrière, compensé financièrement, pour maintenir un certain niveau de salaire ». Concernant le financement des retraites, Xavier Bertrand a affirmé que « la capitalisation ne doit pas être un tabou chez nous, parce qu’il ne s’agit pas de capitalisation à l’anglo-saxonne ».
La 3e table ronde : Comment assurer l’équité ?
L’axe de réflexion se base sur :
- Vers une harmonisation entre les régimes publics et privés ?
- Comment prendre en compte la pénibilité ?
- Comment garantir l’équité hommes/ femmes ?
La prise en compte de la pénibilité, il va falloir faire très attention de ne pas ouvrir la boîte de Pandore et de recréer des régimes spéciaux, la pénibilité du travail doit être considérée soit de manière individuelle et non collective avec un carnet de santé professionnel permettant de suivre le salarié durant toute sa carrière. Au sujet des seniors, le Secrétaire d’Etat de la Fonction Publique a souligné qu’il fallait donner un coup d’accélération à leur recrutement en diminuant, à défaut de les supprimer, les cotisations chômage et retraite car c’est le coût du travail qui est un frein à l’emploi des seniors.
Quant à l’harmonisation des régimes de retraite publics et privés, il faut « accélérer la convergence » mais sans que le débat se focalise uniquement sur la période de référence pour le calcul de la pension, c’est-à-dire les six derniers mois pour la fonction publique et les vingt-cinq meilleures années pour le secteur privé.
Le Président du groupe UMP au Parlement, Jean-François COPE, a mis aussi la main sur des points de responsabilité qui incombent aux Elus de la République face à la population et sur le devoir qu’ils ont. Le gouvernement et les chambres travailleront main dans la main avec tous les acteurs politiques et sociaux de notre pays qui à la fois doit se doter d’un régime fort qui ne va pas changé tout le temps. Mais il demande que tous les Elus de Gauche affirment dans la presse ainsi qu’aux militants ou la population qu’ils sont d’accord avec les propos de Mme Martine Aubry : « Si la réforme touche à l’âge légal, on reviendra en arrière », dans l’hypothèse bien sûr où la gauche reviendrait aux affaires en 2012 ! La convention s’est terminée par un discours de Bernard Accoyer, Président de l’Assemblée nationale, qui a résumé la journée mais nous a encore encouragés à multiplier des conventions dans le même style. Le débat et la prise de décision sont des enjeux très important mais est fière de voir que le parti UMP s’est engagé dans la recherche et dans l’action de faire des reformes pour le bien de la population mais aussi pour les futurs générations.
T.A.S